Les atouts
de l'industrie française pour la sous-traitance des grands composants
éoliens
Contrairement à une idée répandue,
l'essentiel de la valeur ajoutée d'une machine n'est pas générée par
son assemblage mais par la fabrication des pièces qui la constituent.
Il en va de même évidemment pour les emplois : une seule usine spécialisée
dans la fabrication de composants peut représenter autant d'emplois
qu'une usine d'assemblage.
La France pourrait prendre une place importante dans la sous-traitance
de nombre de grands composants éoliens (pales, nacelles, réducteurs,
alternateurs, systèmes d'orientation, éléments de command control,
électronique de puissance etc.). C'est sur la base de ce constat que
l'idée de la mission confiée à Capgemini Consulting s'est formée.
Notre pays dispose, d'ores et déjà, d'un capital historique dans l'industrie
lourde, dans son tissu de PME et notamment dans les grands corps de
métier nécessaires à la fabrication d'éoliennes :
La métallurgie, la chaudronnerie, la mécanique ou la mécatronique
: une éolienne est composée de nombreux éléments mécaniques (moyeux,
génératrices, arbres, multiplicateurs, mâts aciers etc.), qui doivent
être de grande qualité pour résister à de très fortes charges et fonctionner
80% du temps pendant plus d'une quinzaine d'années.
L'aérodynamique : la conception et la fabrication de pales d'éoliennes
font appel à une expertise sur les matériaux composites, la fibre
de verre, les résines, le carbone que l'on retrouve dans les savoir-faire
des entreprises présentes dans l'aéronautique ou la construction navale.
Les pales d'éoliennes doivent conjuguer à la fois une grande solidité
et de la légèreté.
L'électronique de puissance et le raccordement électrique : une installation
éolienne comprend plusieurs équipements (poste de transformateur,
câbles électriques....) qui permettent l'injection de la production
sur le réseau. La France dispose dans ce domaine de plusieurs entreprises
de réputation mondiale (Schneider, Alstom, Areva T&D...)
Le BTP : certaines technologies font appel à la construction de mâts
béton précontraints d'une centaine de mètres de hauteur. Par ailleurs,
la construction de parcs éoliens exige des travaux de génie civil
lourds, que ce soit au niveau des terrassements ou des fondations.
Le levage des éoliennes demande également la mise en oeuvre d'un matériel
spécialisé. Dans l'offshore, la réalisation des travaux de génie civil
ainsi que le montage des éoliennes se réalisent dans des conditions
encore plus difficiles et nécessitent des techniques très spécialisées.
La compétence BTP ne concerne toutefois essentiellement que le marché
domestique, sauf à savoir également se projeter à l'étranger.
Sur chacun de ces corps de métier, les compétences de l'industrie
française peuvent être mises très utilement au service de la filière
éolienne : dans l'aéronautique par exemple, l'expertise acquise par
nos industriels permet d'imaginer de nouveaux prototypes de pales,
plus légères ou offrant moins de prise à la formation de cristaux
de glace... De même dans les pièces mécaniques, l'expertise française
permet d'imaginer des améliorations à apporter aux multiplicateurs
ou aux alternateurs. (source : Syndicat des Énergies
Renouvelables - Paris)
Projet
éolien Off shore des Hautes Falaises
À la suite de trois réunions menées en 2008, une
instance, (pas moins de 50 membres) regroupant l’ensemble des élus
des communes littorales et des communautés de communes, les représentants
des comités locaux et régionaux de pêche, la chambre de commerce et
d’industrie de Fécamp-Bolbec, les associations, la plateforme technologique
de Fécamp, le Conseil Général de Seine-Maritime et le Conseil Régional
de Haute-Normandie, a conclu à l’unanimité qu’une zone située entre
6 et 12 milles nautiques au large de Fécamp était la plus favorable
pour l’implantation d’un projet éolien offshore.
Ce projet comprenant une soixante d’éoliennes, pour
une puissance totale de 300 MW, serait en effet situé dans une zone
garantissant une bonne insertion paysagère, préservant le patrimoine
environnemental et les activités existantes de pêche et de plaisance.
Les réunions publiques menées en 2008 et 2009 ont également montré
le fort soutien des populations pour voir ce projet aboutir. Il est
désormais évident que ce projet et la dynamique économique qu’il porte
en lui, suscitent légitimement beaucoup d’espoirs pour le territoire
des Hautes Falaises et pour toute l’agglomération havraise.
Le projet des Hautes Falaises en quelques
chiffres :
• 60 éoliennes.
• Puissance : 300 MW.
• Production : plus de 1 140 GWh / an soit près
de 35% de la consommation domestique du département
ou près de 7% de la consommation totale de la Haute-Normandie.
• 1 milliard d’euros d’investissement.
• 1 000 emplois durant la phase de construction
(2-3 ans), 60 emplois pendant l’exploitation (30
ans).
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Parc
éolien de la Côte d'Albâtre
Le projet du parc éolien de la Côte d'Albâtre
est le premier projet français d'implantation d'éoliennes en mer.
Historique
Suite a l'appel d'offre qu'a lancé en 2004 le gouvernement
français pour la réalisation d'un parc éolien off shore, le projet
« Côte d'Albatre » a été retenu. Si le projet est mené à son terme,
le chantier devrait être terminé d'ici 2010. La petite station balnéaire
de Veulettes a été créée par des estivants au XIXe siècle.
Elle bénéficie d'unique panorama de nature et mer, dont un site classé
monument naturel ZNIEFFII.
Situation
Le site sur lequel s'élèveront les éoliennes se
situe au large de la Côte d'Albâtre, à 6 km de Veulettes-sur-Mer (Seine
Maritine).
En octobre 2009, le permis de construire a été accordé par le préfet
de la Haute-Normandie. Dans son arrêté, le préfet a aussi demandé
de nouvelles études paysagères ainsi que plus d'élements concernant
la sécurité.
Caractéristiques
Le parc, situés à 6,5 kilomètres de la côte devrait
être composé de 3 rangées de 7 éoliennes qui devront au total développer
une puissance électrique de 105 mégawatts. Les éoliennes seront fixées
à 23 métres de profondeur et s'élèveront à 144 mètres de hauteur.
Avant propos
L’eau dit-on est le berceau
de la vie sur terre. Cette terre est aujourd’hui inquiète de constater
que deux siècles à peine d’histoire industrielle ont suffi à mettre
en péril les grands équilibres qui font de la planète un lieu de vie
favorable car l’homme, sans le vouloir, sans même le savoir, a déclaré
la guerre à la terre. Ces déséquilibres sont particulièrement visibles
et inquiétants sur les écosystèmes marins. La grande question qui
s’impose aujourd’hui est : quelle planète voulons-nous léguer à nos
enfants ?
Nous pouvons seulement espérer qu’il ne soit pas déjà
trop tard pour réagir et inverser cette tendance. Tout le monde peut
apporter sa contribution en faisant des réductions d’énergie et en
orientant la production des énergies vers des sources propres et renouvelables.
Par ailleurs, les réserves de pétrole
ne sont pas inépuisables et un défi économique se pose d’ores et déjà
comme le montre la hausse constante du prix du baril. En parallèle,
le coût des autres énergies fossiles (comme le charbon ou le gaz) augmente
en proportion. Ce phénomène conduit directement à une hausse généralisée
du coût de la vie (chauffage, transport, etc…)
Même le nucléaire ne nous sort pas
de cette impasse : les ressources en uranium n’étant pas inépuisables.
La civilisation « pétrole » touchant à son terme,
il nous faut chercher, innover, inventer et développer toutes les
énergies mobilisables pour satisfaire le confort des pays riches et
les besoins naissants des pays en voie de développement. A terre,
le développement de la biomasse, des biocarburants et de l’ensemble
des énergies renouvelables devient un mot d’ordre général.
Pendant ce temps, des recherches sont menées pour
tester toutes les possibilités d’utiliser l’énergie des mers : géothermie
marine, houle, marée, courant, sont au programme de nombreux chercheurs
et industriels tandis que l’éolien, bénéficiant de l’expérience terrestre
peut commencer sa phase industrielle.
L’énergie éolienne est en effet une
de ces voies qu’il est possible d’exploiter rapidement. Contrairement
aux parcs éoliens terrestres (de faible puissance), ou encore comme
l’énergie solaire thermique et photovoltaïque, les centrales éoliennes
off shore sont les seuls moyens de production d’énergie renouvelable
à grande échelle.
Le développement récent de cette énergie est impressionnant
: Rien ou presque en 1990, 58 GW* à fin 2005 dans le monde et 272
en 2015** dont une bonne moitié en Europe. Il est clair aujourd’hui,
qu’une partie de l’avenir de l’éolien est en mer car les vents y sont
plus forts, plus réguliers et moins soumis au relief même si les défis
techniques sont plus difficiles à relever qu’à terre.
Ainsi la France, considérablement en retard en ce
qui concerne les énergies renouvelables et notamment l’éolien, se
donne peut être une chance de relever le défi de l’offshore par un
premier appel d’offre dont Enertrag est aujourd’hui le seul lauréat.
Nous espérons que cette réalisation
sera la fierté de la Région, des Collectivités, des Elus, des Services
de l’Etat ainsi que de tous ceux qui, à des titres divers, y participeront
et que nous remercions dès à présent pour leur action, leur soutien
ou leur tolérance.
*1 GW = 1000 MW soit 1 000 000 de kW
** étude de BTM consult octobre 2005
Jusqu’à présent les prévisions de BTM consult ont toujours été inférieures
à la réalité
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Parc
éolien en mer des Deux Côtes
La réunion de clôture aura lieu le mardi 07 septembre
2010, salle Serge Reggiani, avenue des Canadiens au Tréport, elle
tirera les principaux enseignements du débat public.
Sur le site http://www.debatpublic-eolien-en-mer.org/index.html,
vous pouvez visionner en différé les réunions publiques et avoir
accès à la retranscription intégrale des échanges dans la rubrique
Synthèses et verbatim. Vous pouvez également prendre connaissance
des différents points de vue exprimés (documents du débat, cahiers
d'acteurs, questions réponses), les résultats de l'expertise complémentaire.
Le Parc éolien en mer des Deux Côtes
est un projet de parc éolien en mer étudié par la Compagnie du vent.
C'est le premier projet éolien en mer le long du littoral français..
Ce projet consiste à réaliser un
parc éolien en mer, d'une puissance installée de 705 MW, produite
par 141 éoliennes d'une puissance de 5 MW chacune, à 14 km de la côte,
entre Dieppe et le sud de la Baie de Somme, dans des fonds d'une profondeur
moyenne comprise entre 10 et 25 mètres, pour un montant d'1,8 milliards
d'€.
Le projet s'étend sur une superficie
de 72 km², les éoliennes étant distantes entre elles de 600 m au minimum.
L'énergie produite par le parc serait acheminée vers le réseau électrique
400 kV existant, au niveau du poste de transformation RTE de la Centrale
nucléaire de Penly.
Impact économique local
Le projet de parc éolien
en mer des Deux Côtes, situé au large de la Somme et de la
Seine-Maritime, représente un investissement de 1,8 milliard d’euros.
C’est une véritable opportunité pour dynamiser l’économie picarde
et haut-normande, et mobiliser de nombreux emplois : plus de 2 000
durant trois années pour la construction, puis environ 250 emplois
locaux directs et indirects pour l’exploitation. La construction et
la maintenance du parc feront largement appel aux installations portuaires
et aux compétences maritimes existantes.
L’envergure de ce projet permet d’envisager l’installation locale
d’une capacité de production d’éoliennes (tours, pales, nacelles),
de fondations et de créer ainsi un véritable tissu industriel spécialisé
dans la construction d’éoliennes.
De plus, le parc éolien des Deux Côtes génèrera une taxe d’environ
8,5 millions d’euros par an, conformément aux mesures prises dans
la dernière loi de finances. Cette somme sera partagée entre les communes
concernées, et un fond départemental pour les activités maritimes
de pêche et de plaisance. Ainsi, le parc éolien en mer des Deux Côtes
donnera aux pêcheurs des outils pour faire face aux deux défis majeurs
qui les attendent : la baisse de la ressource halieutique et l’augmentation
des dépenses en carburant.
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