La Commission nationale du débat public (CNDP) a
décidé le lancement du débat public relatif au projet de construction
du second réacteur nucléaire français à eau pressurisés (EPR) sur le
site EDF de Penly (Seine Maritime). Ce réacteur serait le 2ème du genre
en France après celui de Flamanville (Manche).
Le débat public est désormais officiellement clos
depuis le 24 juillet, mettant ainsi fin à cinq mois et 13 réunions parfois
très animées.
La Commission travaille à la rédaction du compte rendu qui sera rendu
public d'ici le 24 septembre prochain.
Sur le site http://www.debatpublic-penly3.org/, vous pouvez encore visionner
en différé les réunions publiques et avoir accès à la retranscription
intégrale des échanges dans la rubrique Synthèses et verbatim. Vous pouvez
également prendre connaissance des différents points de vue exprimés (documents
du débat, cahiers d'acteurs, questions réponses), les résultats de l'expertise
complémentaire.
Des retombées économiques pour la région !
Un tel chantier aurait, sur 5 ans, un impact important. Au regard
du chantier de Flamanville 3, plus de 2500 salariés
devraient être mobilisés sur celui de Penly 3. L’exploitation de cette
nouvelle unité de production générera ensuite la création de 300
emplois permanents directs (EDF et prestataires) et une
centaine d’emplois indirects (restauration, commerces, artisanat,
services et petite industrie). Les opérations d'entretien seront également
génératrices de nombreux emplois.
L'EPR "en bref" :
Qu'est-ce qu'un EPR ? (European Pressurized Reactor)
: ce réacteur à eau pressurisé est développé par EDF et AREVA en partenariat
avec l’Allemand SIEMENS. Sa conception s’appuie sur l’expérience et
l’expertise acquises au cours de plus de vingt ans d’exploitation
de centrales nucléaires françaises et allemandes et sur les innovations
en matière de recherche développées par le CEA et des organismes de
recherche allemands. Le réacteur EPR est appelé « réacteur révolutionnaire
» : 30% en moins de rejets dans l’environnement par kWh produit, volume
de déchets radioactifs en diminution (30% pour certaines catégories),
consommation de combustibles réduite de 17%. Les arrêts pour le changement
du combustible sont deux à trois fois plus courts ce qui permet d’augmenter
de 36% la production annuelle d’électricité par rapport aux réacteurs
actuels.
Le bâtiment réacteur est constitué d'une enceinte
double : une enceinte interne étanche en béton précontraint
(5), recouverte intérieurement d'une peau métallique
et une coque externe en béton armé (6), chacune d'une
épaisseur de 1,3 mètre.
Il abrite le circuit primaire constitué principalement de la
cuve (1), des générateurs de vapeur (2), du
pressuriseur (3) et des pompes primaires (4).
À l'intérieur de l'enceinte, un compartiment
spécifique est aménagé (7). Dans l'éventualité
d'une fusion, la partie du cœur fondu qui pourrait s'échapper de la
cuve y serait recueillie et refroidie.
Le bâtiment turbine (10) abrite
les équipements qui transforment la vapeur produite en électricité :
corps de turbine, alternateur et transformateur relié au réseau électrique.
Si l'alimentation électrique externe de la centrale
venait à être coupée, des moteurs diesel, localisés dans deux
bâtiments séparés (9), sont prévus afin de fournir l'électricité
nécessaire aux fonctions de sûreté.
Un ensemble de systèmes de sauvegarde quadruplement
redondants :
Une robuste double coque en béton abrite l'EPR

La coque externe (2) recouvre le bâtiment du réacteur,
le bâtiment abritant le combustible usé (3) et deux
des quatre bâtiments de sauvegarde(4).
Les deux autres bâtiments de sauvegarde
sont protégés par leur éloignement respectif (5).
Les opérateurs pilotent la centrale depuis la salle de commandes
(8) où sont centralisées les données de fonctionnement. Elle
est située dans l’un des bâtiments de sauvegarde protégés par la coque
externe.
La qualité de l’interface homme-machine a été, dès l’origine du projet,
l’objet d’attention extrême. Particulièrement conviviale sur l’EPR,
elle bénéficie des dernières avancées technologiques et du retour
d’expérience des précédentes centrales. Dotée des techniques digitales
les plus modernes, la salle de commande totalement informatisée assure
aux opérateurs la maîtrise de tous les paramètres importants pour
la conduite de l’ensemble de la centrale. Ils ont ainsi accès en temps
réel à des informations de synthèses pertinentes et de qualité, sur
l’état du réacteur et de la centrale. La fiabilité de leurs interventions
s’en trouve renforcée.